
Maisons individuelles et immeubles collectifs continuent de se dresser dans le quartier Val de Moine à Cholet. Et d’autres projets sont encore en gestation partout dans la ville.
Cholet séduit toujours autant les promoteurs. Malgré un tassement du marché du logement collectif après l’« euphorie » de 2023, conjoncture morose oblige, un espoir de relance se profile avec la loi Jeanbrun. Ce dispositif, baptisé « Relance logement », ouvre depuis fin janvier des réductions d’impôts pour encourager l’investissement locatif.
1 400 logements de plus en vue
D’ores et déjà, près de 300 logements sont aujourd’hui en cours de livraison. Et selon notre recensement, probablement pas exhaustif, plus de 600 autres pourraient sortir de terre d’ici à trois ans. Des chiffres qui ne prennent pas en compte les 500 logements supplémentaires projetés ou en construction au Val de Moine. Un quartier où l’expansion est continue depuis son lancement en 2012.
Vu du ciel, il étire désormais sa toile en arc de cercle jusqu’aux serres municipales. À chaque coin de rue, des artisans s’activent dans les collectifs ou des maisons qui semblent pousser comme des champignons.
Son principal maître d’œuvre, l’agence Alter Eco, termine de commercialiser la tranche 3.3, située à proximité des serres municipales. Déjà pris d’assaut par les engins de chantier, ses 174 futurs logements vont rapidement sortir de terre.
Prêt social location-accession
Le promoteur European Homes va aussi y construire 35 maisons de ville en Prêt social location-accession (PSLA) pour deux bailleurs sociaux. Les travaux doivent commencer cette année. Dans les autres tranches déjà commercialisées, les travaux de finition comme la voirie, les bordures ou la pose de candélabres sont en cours, se réjouit Yannick Michel, responsable de l’agence Alter Eco.
« Entre 150 et 160 € le m2 »
Une nouvelle tranche va donc pouvoir prochainement s’ouvrir à la commercialisation. Les sites de la tranche 3.4 ont été fouillés par l’Institut national des recherches archéologiques (INRA), avec des découvertes intéressantes. L’ensemble des 129 terrains à bâtir sont désormais libérés, ajoute Yannick Michel, qui indique que les prix de cession n’ont pas évolué et restent abordables, entre 150 et 160 € le m2.
La commercialisation des 149 lots de l’ultime tranche, la numéro 4, se profile donc, le long de la rue des Poneys. Tout est dessiné, on sait les travaux à mener et les entreprises sont déjà retenues, rassure le responsable qui estime à deux ou trois ans le délai pour trouver 149 nouveaux acquéreurs.
Par ailleurs, d’ici à 2028, un immeuble de 40 appartements de 26 à 63 m² devrait se dresser au bout de l’avenue du Lac, devant l’ensemble déjà bâti Mobicap. Mais le projet n’est plus porté par la SPIE Batignolles qui a transféré son projet au groupe nantais Opus, un promoteur qui a déjà travaillé au Val de Moine, précise Yannick Michel. Le futur immeuble abritera au rez-de-chaussée deux cellules commerciales qu’on souhaiterait alimentaires et complémentaires des services déjà existants.
1 700 logements au total
Le Val de Moine devrait ainsi voir éclore au total près de 1 700 logements. Si le projet initial a été recalibré entre-temps par des acquéreurs souhaitant davantage de surface de jardin, il prévoyait à l’origine 2 200 logements. Aujourd’hui, on me redemande des terrains de 400 m² et pas de 900 m² comme il y a 15 ans. On a eu raison trop tôt !, analyse à rebours Yannick Michel. Mais on ne s’interdit pas de penser à de nouvelles possibilités pour des promoteurs et de redensifier le Val de Moine avec des collectifs.
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